Maïs OGM : toxique pour les vaches !

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Le Comité de Recherche et d’information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN – voir ce lien) vient de lancer une alerte qui devrait secouer les autorités sanitaires aussi bien que les producteurs d’OGM. Gilles-Eric SERALINI, professeur de Biologie Moléculaire à l’Université de Caen, révèle que les premiers maïs OGM Bt était toxique pour les animaux !

C’est un pur scandale sanitaire que révèle cet éminent biologiste qui avait déjà mis en cause les OGM dans une étude fameuse (OGM : l’étude explosive) où il avait montré que des rats nourris aux OGM présentaient en quelques mois des tumeurs extrêmement volumineuses. Cette étude lui valu les foudres des producteurs et de différents scientifiques, organismes et lobbies industriels qui tentèrent – en vain- de le discréditer. Continuant ses études, le Pr Séralini annonce sans ambiguïté que le maïs Bt 176 créé par la firme Novartis, était toxique pour les animaux.

Voici en intégralité le communiqué de Presse que le CRIIGEN a dévoilé ce 26 janvier 2016 dans la salle de Presse du Parlement Européen à Bruxelles :

 

« LE PREMIER OGM Bt COMMERCIALISÉ

ÉTAIT TOXIQUE À LONG TERME POUR LES ANIMAUX

            Le contexte : Le premier maïs OGM commercialisé pour l’alimentation des animaux (Bt 176, de Novartis devenu Syngenta) avait provoqué dès 1996 diverses polémiques. Cultivé sur quelques milliers d’hectares, il avait été rapidement retiré du marché. On se souvient de la présence d’un gène marqueur de résistance à un antibiotique pour le transformer génétiquement, de sa production interne d’un nouvel insecticide modifié, et pourtant d’un seul test de nutrition sur quatre vaches pendant deux semaines, réalisé par la société Novartis, dont une mourrait au bout d’une semaine, sans explication scientifique. À cette époque (1998-2007) le Pr. Séralini avait accès au dossier en tant qu’expert pour le gouvernement français au sein de la Commission du Génie Biomoléculaire, et dénonçait déjà avec le CRIIGEN l’absence cruciale de tests à long terme.

L’histoire : Pendant ce temps, un fermier expérimenté et médaillé pour sa productivité de lait de vache en Allemagne, Gottfried Glöckner, collaborait avec l’industrie des OGM, d’abord pour tester des cultures (1995), puis pour être le premier, dès sa commercialisation, à donner le maïs Bt 176 après ensilage à ses vaches laitières (1998-2002). Il se trouve que ce fut et demeure la plus longue observation détaillée de nourrissage avec un OGM. Sa ferme exemplaire était surveillée par des vétérinaires qualifiés, il n’y avait jamais connu de pathologie grave depuis sa prise de direction en 1986. Quand des paralysies partielles (parésies) accompagnées de grandes fatigues, de problèmes rénaux et de muqueuses, suivies par la mort de 10% des animaux survinrent, des causes microbiennes furent activement recherchées. Toutes sortes d’analyses furent effectuées, y compris par des laboratoires universitaires, en accord avec le ministère de la santé allemand et Syngenta. Ces recherches furent vaines. La dose de maïs OGM Bt progressivement introduit avait atteint 40% de la ration. En 2002, le fermier était devenu désormais convaincu que le maïs Bt était à l’origine des pathologies, et avait poursuivi en justice Syngenta en étant très partiellement dédommagé. Des déboires judiciaires et personnels rapportés dans un court commentaire lui sont alors survenus (Séralini, SJAS, 2016).

            Après clôture de toutes ces affaires judiciaires, le Pr. Séralini a eu accès aux dossiers vétérinaires et aux archives très complètes pour chaque vache, ainsi qu’au témoignage du fermier titulaire d’un Master en Sciences Agricoles. Il publie avec lui dans Scholarly Journal of Agricultural Sciences des analyses inédites (Glöckner & Séralini, SJAS, 2016)

De nouvelles données scientifiques sur les toxines Bt et l’étude approfondie des dossiers montrent que la toxicité à long terme du maïs OGM Bt peut clairement être mise en cause.

Cette étude révèle une fois de plus l’urgente nécessité d’un étiquetage spécifique de la nature et quantité des OGM, notamment dans l’alimentation. Des tests à long terme des OGM alimentaires doivent être effectués et rendus publics, tout comme pour les pesticides qu’ils sont conçus pour contenir. Tout cela devient plus que jamais indispensable. »

Pr Gilles-Eric Séralini (1)

 

Voilà qui devrait interpeller le consommateur sur les risques sanitaires des OGM à long terme… s’il n’était déjà averti.

Le bricolage génétique continue de plus bel. La Grande Bretagne vient d’autoriser ce 1 février 2016 des manipulations génétiques sur l’embryon humain(2) après les chinois, et toujours sans réels garde-fous.

CS.com

 

(1)UNIVERSITÉ DE CAEN NORMANDIE – Pôle Risques, Qualité et Environnement Durable, MRSH et Institut de Biologie, Esplanade de la Paix, 14032 Caen Cedex France

(2) Référence : Le Figaro.fr/ rubrique santé. 1/02/2016

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