Les frites, facteur d’hypertension artérielle.

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Une nouvelle étude scientifique (1) vient appuyer des recommandations qui n’avaient pas fait plaisir à tout le monde. La consommation régulière de pommes de terre et plus singulièrement de frites serait un important facteur de risque d’hypertension artérielle.

Tollé dans le monde de la restauration. Il y a quelques années déjà aux États-Unis certaines agences de santé avaient recommandé de limiter la consommation de pommes de terre dans l’alimentation des enfants mais avaient dû reculer devant les protestations de tout bord. Or, une nouvelle étude américaine  de grande envergure, portant sur plus de 200.000 personnes démontre que la consommation régulière de pomme de terre, en purée, au four, ou en frites augmente significativement le risque de développer  une hypertension artérielle cause de maladies cardiovasculaires comme l’Accident Vasculaire Cérébrale ( congestion cérébrale) ou l’infarctus du myocarde (crise cardiaque). Les frites surtout, consommées plus de quatre fois par semaine augmentent, selon cette étude,  le risque d’hypertension de 20%.

Pourquoi donc nos chères frites seraient-elles aussi néfastes pour la santé alors qu’elles sont érigées en plat national en Belgique ou en France ? Hé bien, selon les spécialistes, la pomme de terre, riche en potassium qui est plutôt un allié contre l’hypertension artérielle, est aussi un féculent dont l’indice de charge glycémique est de 31 c’est-à-dire très élevé. Cela signifie qu’elle délivre une grande quantité de sucre dans le sang pendant la digestion. Pour réduire cette charge glycémique les nutritionnistes préconise dans un même repas d’augmenter la consommation de fibres : salade, comme les endives, fruits, légumes non féculents comme les asperges, les navets, le poireau,  par exemple.

@ Comprendre l’index glycémique et la charge glycémique

La charge glycémique complète la notion d’index glycémique  inventée par D. J. Jenkins de l’université de Toronto au Canada au début des années  80. L’index glycémique comme la charge glycémique d’un aliment  sont des concepts récents bien connus des nutritionnistes.  Ils consistent à comparer les aliments entre eux pour apprécier leur influence sur l’élévation du taux de sucre dans le sang  ou leur pouvoir hyperglycémiant. L’index  glycémique varie de 0 à un peu plus de 100. Plus l’index est élevé plus la réponse glycémique est importante. La quantité de sucre (glycémie) dans le sang  sera augmentée plus ou moins fortement après absorption selon l’aliment consommé. Et plus cet aliment délivrera de sucre ou glucose dans le sang plus l’organisme tentera de stocker le surplus sous forme de graisse. C’est la notion rajeunie et plus élaborée de sucre « rapide » et sucre « lent ».  Notion un peu erronée car on a découvert dans les années 80 que tous les glucides (féculents, par exemple le pain blanc ou le riz) auraient la même vitesse d’absorption intestinale que le sucre.  Ainsi le pain blanc et le sucre (celui du café) considéré respectivement autrefois comme sucre lent et sucre rapide on en réalité un index glycémique comparable – 70.  Alors par exemple que la bière atteint des sommets à 110, la langouste n’est qu’à 5 ! Et les frites ? –  95. (Voir tableau d’index glycémique)

La charge glycémique elle, indicateur encore un peu plus élaboré, tient à la fois compte de la quantité consommée et de la proportion de glucides contenus dans l’aliment. Elle se calcule à partir de l’index glycémique.

On peut classer succinctement les aliments en 3 catégories en fonction de leur charge glycémique  (CG) :  ceux qui sont à faible CG avec un indice variant de 0 à 10, ceux à moyenne CG qui évoluent dans la fourchette 10 à 19 et ceux dont la CG est élevée au-delà de 20 (voir tableau). Les frites ont une charge glycémique de 31 et figurent parmi les aliments à forte charge glycémique ce qui pourrait expliquer pourquoi elles sont un facteur de risque d’hypertension artérielle.

CS .com

(1) British Medical Journal , 12 avril 2016,

  • Lea Borgi, associate physician1,
  • Eric B Rimm, professor of epidemiology and nutrition2 3,
  • Walter C Willett, professor of epidemiology and nutrition2 3,
  • John P Forman, assistant professor1

 

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