Les Additifs Alimentaires (1ère Partie)

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Rares sont les aliments que nous achetons qui ne contiennent pas d’additifs alimentaires. Ces additifs sont nombreux, complexes, difficiles à identifier, même à répertorier. Leur impact direct sur la santé est tout aussi difficile à apprécier et pourtant vous en mangez tous les jours. Certains sont autorisés dans un pays, interdits dans d’autres. Pourquoi des additifs? A quoi servent-ils? Comment les identifier? Y en a-t-il de dangereux?

Dans cette 1ère partie nous dressons une vue générale pour mieux comprendre le but de ces additifs.

La liste des additifs alimentaires est ouverte et ne cesse d’évoluer de jour en jour. Certains entrent d’autres sortent. Il est donc bien compliqué de préciser combien il existe d’additifs alimentaires. Cette liste est évaluée (mais tous les additifs ne le sont pas nécessairement…) par un organisme international issus de l’OMS[1] et de la FAO[2] appelé JECFA.

La définition, d’après la CEE,  des additifs alimentaires est très longue mais mérite d’être cité pour référence:

« On entend par «additif alimentaire» toute substance qui n’est pas normalement consommée en tant que denrée alimentaire en soi et n’est pas normalement utilisée comme ingrédient caractéristique d’un aliment, qu’elle ait ou non une valeur nutritive, et dont l’addition intentionnelle à la denrée alimentaire dans un but technologique ou organoleptique, à une quelconque étape de la fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement, du conditionnement, de l’emballage, du transport ou du stockage de cette denrée, entraîne ou peut entraîner (directement ou indirectement) son incorporation ou celle ce ses dérivés à la denrée ou peut affecter de toute autre façon les caractéristiques de cette denrée »

@ Vous n’aurez sans doute pas tout retenu !

Plus simplement les additifs alimentaires sont des substances ajoutées à un aliment pour lui donner un caractère supplémentaire: le colorer, l’épaissir, le conserver par exemple.

@ Pourquoi des additifs alimentaires ?

Il faudrait donner une raison pour chaque additif et cela serait très compliqué alors la seule raison commune à tous est la suivante : VENDRE.

@ Tous conditionnés.

Un principe simple anime les distributeurs qui influencent considérablement les producteurs : Le produit proposé à la vente doit correspondre à l’idée que se font les consommateurs de ce qu’il doit être. Prenons l’exemple de la tomate. Il existe plus plusieurs milliers de variétés de tomates (près de 10 000) et pourtant seule deux ou trois sont proposées à la vente dans nos magasins. Un autre exemple la banane : une seule sorte de banane est généralement disposée sur les étales : la Cavendish alors qu’il existe plus de 1000 variétés différentes bien connues dans les pays tropicaux comme la poyo (banane dessert) ou la Musa paradisiaca (banane Plantain).

Achèteriez-vous spontanément une tomate noire, une banane rose? Honnêtement vous préférez une belle tomate rouge et une banane jaune.

Pour être plus beau, pour le conserver plus longtemps, pour lui donner un aspect frais, une consistance plus ferme ou une texture plus lisse, etc. les industriels ajoutent des additifs! Des additifs qui vont vous convaincre d’acheter. Tous nos sens sont flattés, la vue bien sûr mais pas seulement, le goût, l’odeur, le toucher. Un produit qui sent bon est forcément un bon produit. Un fruit dont la peau est tachetée est écarté du caddy, le jambon vendu sous vide semble plus rose et on associe cette couleur à sa fraîcheur. Demandez à un enfant de colorer le dessin d’un cochon, la très grande majorité d’entre eux le peindra en rose! On vous vend ce que vous voulez acheter. Vos a priori sont des indicateurs pour les industriels qui usent et abusent de tous les arguments pour vendre leurs produits

@ Les catégories d’additifs

D’après le «codex alimentarius» il existe 27 catégories d’additifs alimentaires qui vont du régulateur de l’acidité aux épaississants en passant par les édulcorants (pouvoir sucrant), conservateurs, ou les gaz de conditionnement. Les plus fréquents sont : les colorants, les conservateurs, les antioxydants, Tous ces additifs ont une fonction technologique par exemple les exalteurs d’arôme servent à rehausser les arômes ou activer les arômes d’un produit pour le rendre plus flatteur au goût.

@ La vraie question

Mais la vraie question demeure. Tous ces additifs que l’on rajoute sont-ils sains ? Y a-t-il danger pour la santé ? La réponse est nuancée. Parmi les additifs autorisés par l’Union européenne certains sont sans danger voire même protecteurs, d’autres sont à éviter, d’autres encore sont franchement soupçonnés d’être dangereux. Ce qui apparaît certain c’est que plus il ya d’additif dans un même produit plus il faut s’en méfier. En effet l’effet « cocktail » des différents additifs et totalement incontrôlé et incontrôlable. Une DJA (Dose Journalière Admissible par kilo) est donnée pour la plupart des additifs alimentaires par les autorités sanitaires. Elle est CALCULEE à partir d’une dose qui SERAIT sans effets d’après des études menées chez l’animal est divisée par 100. Un enfant de 20 kg doit consommer trois fois moins d’additif qu’un adulte de 60 kg. Mais ne sont jamais pris en compte les accumulations ni les interactions entre produits  (effet « cocktail» ). En réalité cette DJA est totalement inutile dans la pratique. Il nous faudrait pour chaque produit calculer en fonction des quantités ingérées et par personne! De plus, dans le principe, cette DJA annonce que le produit est potentiellement dangereux (puisqu’il faut en limiter la consommation sans risque pour la santé !) Cela n’est pas fait pour rassurer le consommateur…

 @ Une législation indéchiffrable

Globalement il existe environ 3000 additifs alimentaires. Aux Etats-Unis plus de 800, l’Europe et la France n’en ont autorisé qu’un peu plus de 350. Les autorisations sont propres à chaque pays et il est bien difficile de s’y retrouver.

En Europe, une loi (1972) a imposé un étiquetage des produits alimentaires. Les additifs sont soit désignés par leur nom propre soit codifiés par une Lettre E pour l’Europe suivie de 3 ou 4 chiffres. Ce code a été mis en place à cause de la longueur des mots décrivant les additifs.

Par exemple : le p-hydroxybenzoate d’éthyle (ou parahydroxybenzoate de propyle) est désigné par le code européen E 214 -plus simple mais tout aussi incompréhensible pour le profane. C’est un conservateur de synthèse de la famille des fameux (et redoutés…) parabènes utilisés en cosmétiques mais aussi dans les viandes, les gelées ou les charcuteries et encore dans de nombreux …médicaments! Il pourrait prochainement perdre son autorisation.

Il est donc essentiel de lire les étiquettes des produits avant de les acheter. Mais il est tout aussi essentiel de comprendre ce qu’elles disent.

C.S sept 2011

 

Référence : additifs alimentaire : ce que cache les étiquettes/ H. Barbier du Vimont, CAC/GL 36-1989

Webadditifs, Le Parisien : Avril 2011 Additifs et hyperactivité.

[1] OMS : Organisation Mondiale de la santé, organisme de l’ONU (Organisation des Nations unies)

[2] FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

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