LE POISSON ZEBRE, DETECTEUR DE CHLORDECONE

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Un test réalisé par l’INSERM et l’INRIS avec un poisson vivant mais modifié génétiquement permet de détecter les contaminants qui perturbent le système endocrinien des humains. Grâce à lui il est désormais possible de vérifier si un milieu aquatique est pollué par des pesticides comme le Chlordécone.

Le chlordécone est un des pesticides organochloré qui pollue fortement et durablement  sans doute (plusieurs centaines d’années : ndlr)  les sols des antilles française.  Il pose un grave problème de santé publique puisque le lien entre cancer de la prostate – très élevé aux antilles françaises-  et chlordécone a bien été établi.

@ Un cerveau « fluo »

C’est un poisson minuscule que l’on trouve en Inde.  On l’appelle aussi le poisson pyjama à cause de ses rayures. Il a la propriété de se reproduire rapidement et il est souvent utilisé comme cobaye par la Recherche. En modifiant génétiquement ce poisson, les chercheurs ont réussi à montrer que le cerveau de  l’embryon  de ce poisson, devient fluorescent en présence de polluants perturbateurs du système endocrinien. En effet l’embryon du poisson zèbre est translucide. On peut donc voir la présence de polluants en observant la variation de couleur du cerveau des poissons

@ Le  danger des PE pour la santé

Il a été démontré de manière formelle que les perturbateurs endocriniens (PE) induisent des effets nocifs sur la santé d’un être vivant et notamment des êtres humains, voire de ses descendants. Avec ce poisson OGM, il est désormais possible d’observer et de vérifier la présence ou non de ces perturbateurs dans l’environnement ; le milieu aquatique en particulier.  De nombreux polluants présents dans les eaux de surface miment les effets de l’œstrogène – l’hormone femelle- qui influence la reproduction et la croissance. Cette hormone qui est la même chez les animaux et les humains, agit sur les processus biologiques de croissance et de développement. Les chercheurs ont ainsi démontré sur le poisson tout au moins, que les perturbateurs endocriniens agissaient  donc bien directement sur le cerveau.

@ Un test vivant

Le bisphénol A, sujet de multiples polémiques, bientôt totalement  interdit en France,  mais présent dans de nombreux plastics comme les biberons, les bombonnes d’eau de distribution ou le téflon recouvrant certaines poêle est un de ces polluants perturbateurs endocriniens que le poisson peut détecter même à très faible dose. Ce test vivant est aussi capable de vérifier la présence dans la nature de perturbateurs endocriniens dans les eaux polluées par des résidus pharmaceutiques, industriels, ou des PESTICIDES notamment les organochlorés comme le chlordécone ou les DDT. En raison de sa très grande sensibilité et de son effet visuel aux polluants, cet outil vivant offre de réels avantages et pourrait permettre une meilleure et plus fiable surveillance des milieux aquatiques pour satisfaire à la réglementation.

CS juin 2012

Référence :  25 juin 2012 communiqué INSERM (Institut National de la santé et de la Recherche Médicale) unité 1085 – équipe Olivier Kah. INERIS (Institut National de l’Environnement et des Risques ). Photo INSERM – Olivier Kah

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