« LE MEILLEUR DES REGIMES » (PARTIE 1)

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Photo : Alliance Médicale

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Les personnes en surpoids ou obèses dans les Caraïbes et dans les autres pays d’Outre-mer  sont devenues majoritaires. Nombreuses – et nombreux- sont ceux qui pour retrouver la ligne, veulent suivre un régim.  Mais quel est le meilleur? Quel est celui  qui convient le mieux et redonnera la silhouette tant désirée? Passage en revue des régimes «miracles».  Sont-ils fait pour vous? Nous avons établi une comparaison sur  6 des régimes les plus populaires.Nos commentaires.

Dukan, Atkins, Fricker, Cohen, Montignac, Weight Watchers.  Lequel choisir? De nombreuses méthodes sont proposées par des médecins très médiatisés qui s’écharpent durement parfois et jusque devant les tribunaux pour conquérir une clientèle en appétit. Mais que valent réellement ces régimes ouverts à tous et sans distinction. Nous avons tenté d’y répondre en nous appuyant également sur les conclusions de l’’Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail, l’Anses, qui a tenté elle aussi d’y voir plus clair dans ce maquis des régimes.

Les méthodes pour maigrir sont légion et pleines de promesses. Certaines sont devenues des succès de librairie et un véritable business. Les autorités sanitaires se sont inquiétées des conséquences sur la santé des populations face à des pratiques aussi répandues. La Direction générale de la santé a demandé à un groupe d’experts d’évaluer l’impact sur la santé de ces régimes parmi les plus pratiqués.

@ ATKINS :  contrôle des glucides

Les habitudes alimentaires des américains sont différentes des nôtres même si elles s’importent davantage et les repas type proposés sont parfois difficiles à transposer.

Cette méthode se décompose en 4 phases :

Phase 1 : Sans glucides ou très peu. Ce début de régime où il faut éviter les sucres (fruits, sucreries, pâtisseries, etc.), féculents (pain pâte riz, fruit à pain, igname, patate douce, etc.) dure environ 2 semaines.

Phase 2 : Réintroduction progressive des glucides, autorisation modérée de laitage, fruits et autres produits céréaliers. Cette phase peut être très longue puisqu’on attend qu’il ne reste plus que de 2 à 4 kg à perdre.

Phase 3 : la stabilisation .Là on réintroduit encore un peu plus les glucides dans l’alimentation (…mais très peu)  et l’on vérifie sur 4 semaines que le poids se stabilise. Alors seulement on passe à la dernière phase.

Phase 4 : Là tout dépend de l’individu, qui doit gérer la quantité de glucides à intégrer dans son alimentation pour maintenir son poids. Cette phase est à vie.

Ici point de doute, ce sont les glucides qui font grossir. Adieu féculents (patate douce, fruit à pain, igname, pomme de terre, riz, pâtes, pain, etc.). Rejetons fruits, sucreries, lait et légumes secs. C’est simple, on maigrit vite surtout la première semaine où l’effort consentit est plus intense, mais attention à l’effet nauséeux, à la fonte musculaire et  l’apparition de l’état de dépression. Selon L’Anses, ce régime  est trop riche en sel (plus de deux fois supérieur à la valeur conseillée par l’OMS). Mais il est aussi trop riche en lipides (graisses) et faible en fibres. On le soupçonne donc d’avoir des effets cardiovasculaires néfastes. Ce régime est aussi faible en apports vitaminiques C, D et E

@ DUKAN :  Les protéines, encore et toujours

C’est un des régimes les plus connus qui compte des millions d’adeptes. Cette méthode qui est loin d’être récente et innovante se décompose elle aussi en 4 phases comme dans la méthode Atkins:

1- Attaque : que de protéines  à toute heure et à volonté

2- Croisière : réintroduction de légumes verts

3- Consolidation : fruits et féculents autorisés

4- Stabilisation : avec sa journée dédiée aux protéines dans la semaine

C’est le régime qui privilégie essentiellement les protéines. Ces nutriments servent à la « construction » du corps. Ils rassasient rapidement. Les protéines se trouvent surtout dans les viandes, les œufs, le poisson,  mais aussi dans les laitages, fromages et dans les légumes secs ou le soja. Cette méthode a l’avantage d’apporter des résultats rapides.  La perte de poids apparaît dès la première semaine et met ainsi en confiance celui qui s’y adonne : génial ça marche! L’exercice physique est aussi un des éléments mis en avant pour consolider ce régime. Mais toute médaille à son revers… la frustration d’abord qui apparaît elle aussi très vite. L’apport en protéines est de 3 à 4 fois supérieure à ce qui est normalement conseillé. L’excès de protéine est néfaste à long terme pour le fonctionnement des reins. D’après l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (Anses) ce régime déclenche des carences alimentaires notamment des déficits en vitamines, minéraux et en fibres. Ces déséquilibres au moins dans les premières phases peuvent déclencher une grande fatigue. Ce régime réclame une discipline stricte et dans la durée. Les écarts sont sanctionnés par une reprise rapide de poids.

@ FRICKER : Un DUKAN « élastique »

Là aussi beaucoup de protéines mais avec une ouverture sur les légumes, les laitages (qui comportent aussi des protéines…) une petite quantité de matières grasses et un fruit par ci par là mais pas de sucre ni féculents (sucres lents). Puis réintroduction progressive des féculents (pain, pâtes, riz, haricots rouge, dachine, patate douce, etc.). Enfin retour à une alimentation diversifiée.

La perte de poids est également assez rapide (environ 1  à 2 kg par semaine) mais la première phase appelée aussi « TGV » est assez longue jusqu’à 8 semaines ce qui peut décourager et devient source de fatigue. D’après l’Anses il y a aussi dans cette méthode des carences alimentaires notamment en fer et vitamines D   très préjudiciable pour les adolescentes car cette vitamine permet l’absorption du calcium pour la synthèse du tissu osseux. C’est un régime trop riche en sel ce qui ne convient pas aux personnes hypertendues

@ COHEN : Le calcul calorique

C’est le grand retour du calcul calorique. Ce régime faible en sucres et graisses repose sur un principe simple et logique : si l’on brûle plus de calories que l’on en consomme, il y a perte de poids.  A l’inverse plus on absorbe de calories plus on stocke de graisse. On doit donc réduire l’apport calorique en maintenant cependant une alimentation diversifiée. Problème Il faut savoir compter et évaluer son assiette.

Cette méthode lorsqu’elle est appliquée avec rigueur déclenche elle aussi une certaine fatigue. Les menus sont variés, elle est donc moins susceptible de jouer sur le moral mais peut provoquer cette obsession du comptage. Légumes, et crudités à volonté ou presque.  Mais les quantités sur les autres aliments restent encadrées. Pâtisseries, fromages et fruits très limités. D’après l’Anses les apports en glucides sont bas alors que les apports en lipides (graisses) sont plus élevés que ceux recommandés et peuvent donc provoqués un effet inverse à celui recherché.  Il y a des risques de troubles digestifs notamment de constipation.

@ MONTIGNAC : Je mange donc je maigri

Tout repose sur le choix des aliments. Ici deux phases seulement. La sélection des aliments est sévère elle dépend de leur index glycémique et de la nature des acides gras pour les graisses. L’index glycémique représente la vitesse d’assimilation des sucres par l’organisme. On parle aussi de sucres « lents » ou « rapides ». Les féculents comme le pain blanc, les pâtes le riz blanc sont éliminés du régime ce sont des sucres lents à indice glycémique bas. Mais les protéines (viandes maigres, poissons,  œufs) sont autorisés ainsi que le pain complet, les légumes et fruits. Beurre, fromages, noix, noisettes, avocat, huile de palme et graisses saturées : proscrits !

Les associations de « mauvais glucides » et de lipides (sucre et graisses) sont éliminés.

La perte de poids peut là aussi être visible en une semaine et de l’ordre de 1 à 2 kilos selon la personne et son aptitude à suivre les recommandations. On peut manger « à volonté » ( ?) les aliments sélectionnés et les menus sont variés ce qui engendre moins de frustrations que dans les méthodes précédentes. Mais Il est nécessaire d’avoir une bonne connaissance des aliments pour les sélectionner ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. L’Anses estime que ce régime est trop riche en lipides et beaucoup trop faible en glucides d’où le risque important de fatigue.

@ Weight Watchers : la motivation par le groupe

C’est l’originalité de cette méthode qui prend en compte la composante psychologique et sociale. C’est aussi la seule à composante personnalisée. Les rencontres hebdomadaires doivent apporter la motivation nécessaire pour maintenir et continuer la « pression » du régime. L’introduction de point en fonction de la personne (sexe, âge, poids, taille) permet de s’identifier et de fixer des objectifs. Chaque aliment est lui aussi quantifié et cela permet de dicter une règle journalière à suivre. L’exercice physique tient aussi une place à côté du régime.

L’inconvénient c’est bien sûr les contraintes de rencontre qui s’ajoutent au régime lui-même. C’est un des régimes les plus pauvres en graisses (lipides) et des plus riches en glucides (contrairement aux autres présentés ici) en fer et vitamines et l’un des plus équilibré. Inconvénient majeur, le prix…Weight Watchers propose même une formule « On line » à 46,50 euros minimum… pour le premier mois.

CS- CM avril 2012 / màj oct 2013

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