LA TUBERCULOSE REVIENT ET… PLUS FORTE QUE JAMAIS

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Bacille de Koch, responsable de la Tuberculose

Bacille de Koch, responsable de la Tuberculose

On la croyait éradiquée, elle est de retour. Cette maladie infectieuse revient en force accompagnant notamment des migrants pauvres africains. Elle serait d’après l’OMS responsable de plus de 1,7millions de décès dans le monde chaque année. Des nouvelles souches résistantes apparaissent. En France c’est la Guyane qui est le département le plus touché.

La tuberculose est due à une bactérie (elle ne pénètre pas à l’intérieur des cellules comme les virus) communément appelé bacille de Koch qui a une forme de bâtonnet. C’est en effet le médecin Allemand Robert Koch qui l’isola le premier au XIXème siècle. La tuberculose qui a fait des ravages avant cette époque revient et redevient un problème de santé publique notamment dans des pays d’Europe de l’Est et en Afrique. Les flux migratoires, la concentration humaine, permettent de disséminer cette maladie emblématique de la pauvreté.  Des formes multirésistantes et ultrarésistantes aux antibiotiques actuels permettent aussi à la tuberculose de se propager. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) 10 millions de personnes nouvelles ont été infectées en 2007 dont 4 millions étaient porteurs de forme contagieuses -90% des cas se situant en Afrique subsaharienne.

Avec 22 cas pour 100 000 personnes la Guyane est le département français le plus touché. 5758 cas ont été recensés en 2007 en France. Si on ne peut parler d’épidémie, l’augmentation des cas et des cas résistants demande une attention et des précautions accrues.

@ La maladie que les rois guérissaient

Au moyen âge, une croyance populaire tenace prétendait que les rois de France et d’Angleterre pouvaient guérir des écrouelles. Les « écrouelles » est en fait une maladie assez mal définie mais qui serait d’origine tuberculeuse. Le simple fai

t d’être touché par le roi, croyait-on à l’époque, guérissait le malade.

Il existe plusieurs types de bacilles de Koch entraînant la maladie. Le plus répandu est le Mycobacterium tuberculosis.  Le bacille tuberculeux a une croissance relativement lente, une division toutes les 20 heures environ, mais cette bactérie révèle un taux élevé de mutants résistants aux antibiotiques de première intention et même à des antibiotiques plus puissants on parle alors de souches ultrarésistantes. La maladie se transmet facilement de personne à personne par la toux, les éternuements, ou les crachats mais aussi par les bovins (mycobacterium bovis). Il se propage donc par les voies aériennes. Les malades contagieux sont presque tous ceux qui sont atteints de tuberculose pulmonaire et qui crachent des Bacilles de Koch en grande quantité. Mais toutes les personnes infectées ne vont pas forcément devenir malades. Les personnes infectées mais en bonne santé, vont dans 90 % des cas développer des anticorps par réaction immunitaire et éradiquer la bactérie donc ne jamais être malade. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli  développeront elles  la maladie. Les personnes atteintes de VIH (virus du Sida), de diabète, et toutes les personnes affaiblies , stressées

, fatiguées, sont particulièrement susceptibles de développer la maladie en présence des bacilles de Koch.

@ Faire le bon initial est essentiel

La tuberculose peut atteindre tous les organes et viscères y compris les os. Plus fréquemment ce sont les poumons qui sont atteints. La bactérie crée des cavités et détruit progressivement le tissu pulmonaire. C’est une maladie qui évolue lentement mais sans traitement elle peut tuer en 2 ans. Les signes de la maladie à cause de ses multiples présentations, sont variés. Le plus souvent on observe une grande fatigue, des sueurs nocturnes de la  fièvre du sang dans les crachats, une perte d’appétit et de poids. Pour le médecin en centre spécialisé le plus important est de formuler son diagnostic et de savoir à quel type de bactérie il doit s’attaquer. Le traitement est toujours long (6 mois et plus) et difficile,  plus encore avec des souches multi et ultrarésistantes. Le Pr Caumes précise dans un article publié dans la revue « Equilibre»[i] qu’en la matière il ne faut pas se rater car «[…] une mauvaise conduite initiale du traitement condamne en général le malade ». Le traitement est composé d’un cocktail de plusieurs antibiotiques et il est indispensable que le malade suive précisément et complètement le traitement qui lui est proposé sous peine de voir son état s’aggraver.

CS – CM mars. 2012



[i] « Le retour d’une bactérie » Pr Caumes, Paris Equilibre n° 284

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