Faut-il avoir peur de se faire vacciner ?

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Depuis plusieurs années des voix s’élèvent pour dénoncer la toxicité des vaccins et l’inquiétude grandit dans l’opinion qui ne sait plus qui croire. La réforme de la politique vaccinale a rajouté à la polémique et l’apparition de nouveaux vaccins qui n’ont pas montré une  l’efficacité maximale trouble un peu plus le candidat au vaccin.

@ Petit rappel

La vaccination est liée à une maladie fort redoutée à l’époque : la variole. C’est au XVIII ème siècle que l’histoire de la vaccination commence même si des exemples d’immunisation avaient déjà été relevés un siècle plus tôt en Occident. La variole qu’on appelait autrefois  la « petite vérole » était très redoutée car 20% environ de ceux qui la contractaient en mourraient. Et  les périodes épidémiques étaient fréquentes…

Au XVIIIème siècle le médecin Anglais Edward Jenner est celui qui a véritablement compris et promu la technique de la vaccination. Jenner avait remarqué que les fermiers pourtant en contact régulier avec le pie des vaches infectées par les pustules provoquées par la variole ne contractaient jamais la maladie – ils semblaient immunisés. En 1796 il prouve qu’en scarifiant la peau d’une personne et en y déposant du pu des pustules varioliques d’une vache, celle-ci ne contractait pas la maladie. Il montre au passage l’atténuation des germes en passant d’une espèce animale à une autre – en l’occurrence l’homme. Le principe de la vaccination ( nom dérivé du mot vache ) était né. Ce principe est simple : il s’agit de provoquer une réaction de l’organisme en le mettant en présence d’un germe pathogène de faible virulence. L’organisme crée alors naturellement  des anticorps qui vont détruire ces germes atténués donc peu dangereux. Par la suite si la personne est à nouveau en contact avec le germe même plus virulent, l’organisme le reconnaîtra  et produira les mêmes anticorps pour  le détruire. La personne sera ainsi protégée contre les effets du germe, elle sera immunisée.

@ Du métal dans les vaccins

Aujourd’hui plusieurs vaccins sont disponibles pour lutter contre des maladies aussi terribles que le tétanos, la diphtérie ou la fièvre jaune. La recherche vaccinale est active puisque de nouveaux vaccins sont en cours de validation comme celui contre la dengue, le paludisme, ou le virus Ebola. Mais la sophistication technologique actuelle des vaccins a engendré des doutes sur leurs effets secondaires jugés parfois graves. En 2013, l’Union Européenne a autorisé la mise sur le marché d’un vaccin « 6 en 1 » pour les nourrissons, c’est-à-dire qui contient dans une seule injection 6 vaccins différents : la coqueluche, le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, et certaines infections à méningite. Ce type de vaccins multiples inquiète certaines personnes mais rien n’indique pourtant que ce mixte soit dangereux. Le vaccin contre l’hépatite B a été fortement critiqué car il est apparu que l’aluminium – adjuvant contenu dans 30 vaccins sur les 56 autorisés en France ( selon Ansm )- serait la cause d’effets secondaires graves. Des sels d’aluminium sont en effet ajoutés à la formule vaccinale mais en dose infime.  Ces sels ont pour but de déclencher une réaction inflammatoire dans le corps afin de stimuler le système immunitaire et donc de rendre le vaccin plus efficace. Ces adjuvants  ne sont en réalité pas nécessaires mais ils permettent de diminuer les quantités d’antigènes utiles, donc de produire plus de doses de vaccin, et de réduire le nombre d’injections, ce qui assure une protection plus rapide. Les sels d’aluminium sont utilisés depuis 1926 et des millions de personnes ont été vaccinées ainsi. Or, des sels d’aluminium seraient selon certains, responsables de maladies graves comme la myopfasciite à macrophage, « maladie » non reconnue mais  qui provoquerait fatigue, douleurs musculaires, troubles de la mémoire, etc. Pour d’autres les sels d’aluminium provoqueraient des troubles neurologiques ou des maladies auto-immunes. 620 personnes ont été officiellement reconnues intoxiquées par l’aluminium contenu  dans les vaccins[i] quand Marielle Ammouche du magazine spécialisé « Egora » en comptabilise 445 sur 20 ans[ii].

@ L’aluminium blanchit par l’Académie de pharmacie

Alors qui croire ? En mars 2016 l’académie de pharmacie a voulu en avoir le cœur net et a mené une étude sur les adjuvants aluminiques. Elle conclut qu’il ne peut y avoir de rapport entre cette expression pathologique ( myofasciite à macrophages ) et l’hydroxide d’aluminium contenu dans les vaccins. Et pour cause, la quantité d’aluminium contenu dans un vaccin est négligeable au regard même de ce que chaque individu consomme chaque jour à travers son alimentation, les cosmétiques ou autres médicaments. La quantité d’aluminium contenu dans les vaccins injectés aux nourrissons dans le cadre du calendrier vaccinal est très inférieure à la dose de sécurité minimale définie pour l’alimentation.  Il faut en effet des doses importantes d’aluminium dans l’organisme pour voir apparaître des symptômes caractéristiques mais avec le temps l’aluminium est éliminé naturellement et la personne retrouve son équilibre. Selon « Egora », 12 millions de doses de vaccins sont injectées chaque année et depuis 2012 seul 1 cas de myofasciite à macrophages a été enregistré en France !

CS.Com

[i] « Sciences et Avenir santé » – 1 juin 2015 : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150529.OBS9827/des-victimes-de-vaccins-a-l-aluminium-demandent-reparation.html

[ii] Egora n°96 mai 2016,  p 20

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