L’EPANDAGE AERIEN CONTINUE MALGRE LA LOI

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Le 21 janvier 2009 le journal France Antilles titrait « Le bruit, l’odeur, la graisse… ils n’en peuvent plus ». « Ils » se sont les riverains de bananeraies.  L’épandage aérien de pesticides continue malgré la parution au journal officiel de l’Union Européenne d’une Directive interdisant aux états membres ce genre de nuisance…

Les pesticides aux Petites Antilles sont une vraie calamité. Ils empoisonnent non seulement les sols mais aussi le débat politique, écologique, et les habitants.  L’épandage aérien est sans doute le plus visible et le plus nuisible.

 @ Un véritable  problème de santé publique

Le Pr Belpomme Cancérologue de renommée internationale et président de l’ARTAC (www.ARTAC.info) a alerté les pouvoirs publics et sensibilisé les populations sur cette pollution nuisible à la santé humaine. Le député de Trinité, sous-préfecture du Nord-Atlantique de la Martinique Louis-Joseph Manscour, a lui aussi pris position en considérant qu’il y a urgence à arrêter l’épandage aérien précisant même qu’il s’agit d’une priorité majeure et rappelant « …que la santé est le bien le plus précieux ». En effet  les vents ramènent inexorablement ces pesticides vers les habitations sous forme d’un aérosol respiré par les riverains ou les randonneurs qui peuvent se trouver à plusieurs centaines de mètres du lieu d’épandage. Cette inhalation peut provoquer rapidement des gênes respiratoires, réactions allergiques, elle peut aussi déclencher des crises d’asthme, une irritation des yeux et des  voies respiratoires.

 @ Exécédé!

Exécédé, un riverain a relevé régulièrement les épandages réalisés dans la seule commune de Basse Pointe (commune du Nord Atlantique) au quartier AKR.. En 2008 sur le même quartier pas moins de 19 épandages ont été observés, 18 en 2009,  avec chaque fois les mêmes récriminations des habitants impuissants face à ce qu’ils considèrent comme une agression physique.

Le message a pourtant été entendu par les instances politiques et pas des moindres. Après le Grenelle de l’environnement, c’est l’Union Européenne qui a pris l’initiative de rédiger une Directive référencée 2009/128/CE émanant du Parlement Européen et du Conseil. Cette loi est parue au Journal Officiel le 21 octobre 2009 interdit la pulvérisation aérienne (art.9 -1) et laisse peu de place aux exceptions.   Mais rien n’y fait,  les dérogations préfectorales permettent aux  agriculteurs de continuer  à répandre leur poison.  En effet le même riverain a observé depuis le 30 novembre 2009  et jusqu’au 10 octobre 2010 pas moins de 17 épandages aériens (par hélicoptère essentiellement) d’intensité variable mais toujours en fin d’après midi. Ce qui est certain, c’est que les agriculteurs sont parfaitement conscients de la nuisance qu’ils occasionnent et de la pollution qu’ils répandent.

Les DOM serait-ils  encore une fois une terre d’exception ? Comme pour le Chlordécone autorisé aux Antilles françaises jusqu’en 1993 alors que le produit était interdit en France Métropolitaine dès 1990.

CS – màj oct.2013

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