Diabète de type 1 : Quels traitements actuels et à venir

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Depuis la découverte de l’insuline en 1920 de nombreux progrès ont été réalisés pour aider les diabétiques. Les avancées constatées sont liées à la fois à la qualité des insulines proposées, à leur mode d’administration et aux instruments de suivi de la glycémie. Mais de nouveaux équipements et de nouvelle insulines sont en cours de développement et devraient assez rapidement améliorer le confort des diabétiques.

Régulièrement un diabétique, quelque soit son type, doit vérifier sa glycémie c’est-à-dire son taux de sucre dans le sang de manière à adapter son traitement en fonction de la valeur glycémique trouvée. Pour cela le diabétique doit prélever une goutte de sang à l’extrémité de son doigt la déposer sur une bandelette qui sera analysée par un lecteur de glycémie. Cette opération peut être répétée plusieurs fois dans la journée, six fois par jour au moins et c’est très contraignant.

@ Le schéma classique du diabétique

Dans le diabète de type 1, le pancréas ne fabrique plus d’insuline. Or l’insuline est une hormone qui permet à l’organisme de s’alimenter en glucose. Le glucose est le sucre qui est notre source d’énergie. Le diabétique de type 1 a tout simplement besoin d’insuline pour vivre. Il faut donc remplacer l’insuline absente par des insulines « médicament » offrant les mêmes fonctions. Aujourd’hui il existe des insulines performantes fabriquées synthétiquement par des laboratoires pharmaceutiques. Celles-ci sont administrées par piqûre en fonction d’un schéma thérapeutique calqué autant que faire ce peut sur le fonctionnement naturel du pancréas. Le pancréas est une glande située derrière l’estomac qui produit de l’insuline dans la journée. Plus quand on mange et même quand on ne mange pas. L’action de l’insuline produite hors repas, dite basale, est remplacée par une insuline lente. Le malade pratique une injection une fois par jour car elle agit sur 24 heures. Il est nécessaire de réaliser cette injection régulièrement et à la même heure. La dose d’insuline basale doit être adaptée en fonction du taux de glycémie au réveil. Mais lorsque le diabétique prend un repas son taux de sucre dans le sang augmente rapidement il lui faut alors ajuster le pic glycémique (élévation du taux de sucre dans le sang dû à la prise d’aliments). Le malade s’injecte alors une autre dose d’insuline dite rapide -un bolus – à chaque repas au moment de la digestion et le dosage s’effectue en fonction de l’abondance du repas.

@ La Pompe

Il existe une autre solution moins inconfortable pour le patient et pour ceux qui ne sont pas capables d’avoir un rythme de vie régulier : la pompe à insuline. Le principe reste le même. il s’agit d’administrer de l’insuline basale et un bolus encore au moment de la prise de repas mais cette fois c’est une pompe qui contient une cartouche d’insuline qui remplace les piqûres. C’est un petit boîtier qui délivre de l’insuline à travers un petit tuyau lequel est relié à une aiguille en permanence fixée sous la peau. Au moment des repas le malade actionne une commande pour recevoir un bolus. Cela n’empêche pas les malades, au contraire, de vérifier six à sept fois par jour leur glycémie pour s’assurer de leur état glycémique et s’assurer que la pompe fonctionne bien ou qu’il n’y a pas de tuyau bouché.

@ Les capteurs de glucose

Tout cela reste encore très contraignant. Hors depuis quelques années maintenant il existe des appareils capables de lire en permanence la glycémie. Ces appareils appelés capteur de glucose affichent en permanence sur un petit écran le taux de sucre dans le sang et déclenchent des alertes lorsque ce taux est trop élevé (hyperglycémie) ou trop bas ( hypoglycémie). Malgré des résultats très positifs ces appareils ne sont pas encore remboursés par la sécurité sociale.

@ Associer pompe et capteur.

C’est l’idée d’une société spécialisée qui a conçu un système de commande qui en fonction des alertes déclenchées par le capteur de glucose agit automatiquement sur la pompe à insuline si le malade ne réagit pas aux alertes. C’est la première étape vers le pancréas artificiel .

@ Le pancréas artificiel

Le pancréas artificiel ou « boucle fermée » est un système entièrement automatisé piloté par un simple smartphone et capable de reproduire l’action d’un pancréas. Le dispositif est implanté dans le ventre du malade. Si cette solution existe déjà elle est encore très (trop) coûteuse mais elle a été testée avec succès.

@ La greffe

La greffe de pancréas est exceptionnelle et difficile car les donneurs sont rares. De plus le malade devra toute sa vie prendre des médicaments appelés immunosuppresseurs pour éviter un rejet du greffon.

@ L’avenir.

A plus long terme les chercheurs envisagent des pistes plus biologiques qu’informatiques. Il s’agit en particulier de manipulations génétiques pour inciter le pancréas à créer ou recréer des cellules appelées « bêta » du pancréas qui sont les productrices d’insuline. Une autre voie très intéressante est à l’étude il s’agit de la thérapie cellulaire. Le principe est assez simple il s’agit de prendre par exemple des cellules de la peau (fibroblastes) de les différentier, c’est-à-dire de les déprogrammer pour qu’elles reviennent à l’état de cellules embryonnaires avant de les reprogrammer pour devenir des cellules bêta implantables dans le pancréas défectueux. L’intérêt d’une telle technique c’est que le patient n’aurait plus besoin de médicaments immunosuppresseurs et retrouverait un pancréas fonctionnel. Cette technique de déprogrammation (dédifférenciation) et reprogrammation (redifférenciation ) est en cours d’expérimentation mais s’annonce déjà comme une voie prometteuse. Hélas! les diabétiques devront encore patienter sans doute quelques longues années avant que ce traitement -quasi idéal- soit disponible . En attendant de nouvelles insulines sont actuellement à l’étude qui devraient elles être plus rapidement commercialisées.

CS.com – Avril 2015 avec le concours du Dr. TRUCA

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