Chikungunya : des séquelles pendant plus de 6 ans !

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Il y a 1 an presque jour pour jour l’épidémie de chikungunya se répandait dans la Caraïbe. Aujourd’hui cette épidémie est officiellement terminée. Mais si de nombreux malades ne ressentent plus les effets de cette maladie certaines en revanche souffrent encore de séquelles et elles pourraient en souffrir encore longtemps.

Le chikungunya n’est pas une maladie bénigne comme on pouvait le croire.

Il a été décrit pour la première fois en 1954. Et ce n’est qu’en 2005, avec la grande épidémie apparue à la Réunion que cette maladie a réellement pris de l’ampleur et s’est répandue. Depuis le 26 janvier 2014 – date officielle de début d’épidémie en Martinique- on estime que quelques 140 000 personnes ont été infectées par le virus dans l’île – transmis rappelons-le- par les moustiques de la famille Aedes. Pour la seule Martinique qui compte environ 396.000habitants, plus de 1200 personnes ont été hospitalisées suite à des complications- 49 d’entre elles sont décédées. Même si le chikungunya n’est pas la cause directe de ces décès il demeure un facteur aggravant parfois déterminant.

De nombreuses personnes n’ont pas consulté de médecin et ont tenté de se soigner elles-mêmes ce qui fausse évidemment la validité des chiffres annoncés. La zone caraïbes n’a pas été la seule à subir l’épidémie de chikungunya en 2014. La Polynésie a recensé quelques 20 000 cas. En France hexagonale, 4 cas de chikungunya ont été relevé à Montpellier. Ce sont des cas autochtones, c’est-à-dire provenant de personnes infectées par des moustiques Aedes qui ont colonisé la région Languedoc-Roussillon.

Malgré le nombre élevé de cas recensé dans la Caraïbe, jamais pourtant il n’a été   enregistré des pics épidémiques comme ceux relevés à la Réunion en 2005.

Mais les chiffres ne sont pas tout. Il ya les malades. Si certaines personnes infectées n’ont pratiquement pas eu de symptômes, d’autres au contraires ont été lourdement handicapées et subissent encore les effets du virus.

Il existe en effet des formes aiguës et persistances de cette maladie. Ces formes touchent principalement les articulations telles les arthralgies (douleurs au niveau des articulations) qui peuvent durer de quelques mois après l’apparition des premiers symptômes (fièvre, douleurs articulaires, maux de tête, etc.) à plus de 6 ans! et se développent sous formes chroniques souvent associées à un état anxiodépressif.

Schématiquement si dans 95% des cas de chikungunya la maladie disparaît spontanément ou à la suite de traitement des symptômes, voire même après une persistance prolongée de quelques mois, dans quelques cas -environ 5%- la maladie évolue vers un authentique rhumatisme inflammatoire chronique qui peut dégénérer durablement en polyathrite rhumatoïde, spondyloarthrites ou polyarthrite indifférenciée.

Pour en savoir plus sur les recommandations nationales sur la prise en charge des formes aiguës et persistante du chikungunya cliquez sur ce lien.

 

CS.com – janvier 2015

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