Cancers des Riches, Cancers des Pauvres

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Une étude française confirme que le milieu socio-économique dans lequel on vit a un lien avec la l’incidence des cancers. Ainsi selon la catégorie à laquelle vous appartenez le risque de développer un cancer est plus ou moins important. Mais ce ne sont pas les mêmes pour les riches ou les pauvres.

Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°4 de février 2017 publié à l’occasion de la Journée Moniale du Cancer (4 février 2017)  vient d’apporter un éclairage nouveau sur un sujet qui lie économie et social à la santé, deux domaines qui pourtant semblent très éloignés l’un de l’autre. L’influence des facteurs extérieurs sur la santé humaine est extrêmement importante.

Notre mode de vie, nos manies, nos contacts avec des milieux plus ou moins pollués, notre alimentation, modifient notre état de santé. Ces mauvaises habitudes, répétées, entretenues dans le temps ou développées sur plusieurs années finissent parfois par «construire» un cancer à notre insu.

Des chercheurs français de Caen, Grenoble et Toulouse ont voulu savoir quelle est concrètement l’influence du milieu socio-économique sur l’incidence des cancers. Et c’est en analysant les données collectées  par le Réseau français des registres des cancers qu’ils ont découverts que les milieux plus défavorisés développent davantage de cancers des voies respiratoires et digestives comme le cancer du larynx, de l’estomac, du poumon, des lèvres et de la bouche, de  l’œsophage et du col de l’utérus chez la femme. Ces cancers sont liés en partie à une consommation de tabac souvent observée dans cette couche de la population. Cette caractéristique était  déjà connue mais il y a plus. En effet ils ont découvert que ces populations sont aussi plus exposées au développement des cancers du foie, de la vessie et du pancréas chez l’homme ce qu’aucune autre étude auparavant n’avait montré.

En revanche les personnes appartenant à un milieu plus favorisé ont statistiquement plus de cancers de la peau (mélanome), de la prostate et du testicule chez  l’homme,  du sein et de l’ovaire chez la femme. Ces chercheurs  ont calculé que 15000 cancers pourraient être évités en France sur les quelques 385.000 nouveaux cas qui apparaissent chaque années (soit près de 4%) par une amélioration des conditions de vie et la promotion de la santé chez les populations les plus défavorisées.

Évidemment tout cela reste statistique et les statistiques ne s’appliquent  jamais à un cas particulier. Elles ne sont vraies que lorsque l’on étudie un grand nombre. Et il ne faudrait pas interpréter ce résultat comme : « j’appartiens à un milieu aisé, je ne fume pas, donc je n’aurais pas de cancer des poumons » ou «  je ne suis pas bien riche donc je vais avoir un cancer de la vessie » ce serait absurde car bien d’autres facteurs entrent en jeu dans l’apparition d’un cancer. Mais, en plus de la génétique propre à chaque individu on a démontré que le milieu socio-économique dans lequel on vit a lui aussi une influence sur l’apparition de certains cancers et ce n’est pas si anodin.

CS.com

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