CANCER DE LA PROSTATE

CANCER DE LA PROSTATE : POURQUOI NE RIEN FAIRE?

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Et si le mieux était de ne rien faire ? Le monde médical est agité par une polémique qui est en train de diviser l’opinion des médecins. Doit-on systématiquement traiter tous les cancers de la prostate. Certains médecins commencent à parler ouvertement de sur-traitements et préconisent même, dans des cas précis, de ne rien faire.

@ Une simple surveillance

Avec plus de 70 000 nouveaux cas et près de 9000 décès par an dus au  cancer de la prostate ne rien faire semble a priori irresponsable. Et pourtant, des voies s’élèvent pour dénoncer des sur-traitements dans au moins 1/3 des cas – ce n’est pas rien !  Le cancer de la prostate est une maladie qui devient de plus en plus fréquente avec l’âge. On estime d’ailleurs que 80% des hommes de plus de 80 ans sont atteints d’un tel cancer.  Le journal le «Nouvel observateur»[1]  a interrogé plusieurs spécialistes à ce sujet et les avis sont tranchés.

prise de sangIl n’existe pas UN mais DES cancers de la prostate, tous les cancers de la prostate ne sont pas agressifs certains progressent même très lentement. On peut donc classer  ces cancers en deux grandes catégories, les rapides et agressifs et ceux qui ont une évolution lente. Selon le Pr Desgrandchamps de l’hôpital St Louis à Paris : « 30 à 50% des cancers de la prostate diagnostiqués ont des critères de gravité qui justifieraient une simple surveillance ». Autrement dit ne rien faire qu’attendre et surveiller activement en espérant que le cancer ne dégénérera pas. La surveillance active d’un cancer de la prostate avéré et d’évolution lente consiste en un dosage de PSA tous les 3 mois et une biopsie annuelle. (voir notre article : comment savoir si on a un cancer de la  prostate)

Les traitements actuels, chimiothérapies, rayons, et la chirurgie (« prostatectomie radicale » : on retire en totalité la prostate) ont une incidence importante sur la qualité de vie du patient. Outre les troubles urinaires, dans 30  à 80% des cas les hommes deviendraient impuissants.  Le Pr Desgrandchamps juge qu’il faut préserver ces patients (atteints de cancer de la prostate non agressif) des traitements excessifs.

@ Comment reconnaître un cancer de la prostate peu agressif ?

3  critères semblent se dessiner. D’une part si ce cancer diagnostiqué présente un faible taux de PSA compris entre 5 et 10 ng/ml ensuite si le score de Gleason est inférieur a  6. Le score de Gleason permet à l’anatomopathologiste  (étude des tissus issus de la biopsie) d’évaluer l’aspect du cancer quand il en a détecté un. Gleason est un médecin qui a établi une classification des cancers sur une échelle de 2 à 10. D’après le Dr DAVODY, « Les tumeurs de score 2 à 4 sont des cancers de bas grade de malignité, ceux de 5 à 7 des cancers de grade intermédiaire et les scores de 8 à 10 correspondent aux cancers de prostate de haut grade, les plus agressifs et évolutifs ».

Le troisième critère correspond au nombre de prélèvement cancéreuse de la biopsie ( 8 à 12 prélèvement de tissus par biopsie- voir notre article) plus ce nombre est faible plus cela montre que le cancer est réduit en volume et présente un risque moindre. Des études concordantes ont montré que chez les patients surveillés sur plusieurs années, un tiers seulement ont eu besoin d’un traitement.

CS- CM mai 2013



[1] « Cancer de la prostate : plus d’1 hommes sur 3 est traité à tort », le Nouvel Observateur, Mélanie Gomez, 22 avril 2013

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